samedi 11 août 2012

Lettre ouverte du sénateur Steven I. Benoit au président Michel Joseph Martelly


Son Excellence
Monsieur Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Palais National



Port-au-Prince, le 9 août 2012.

Son Excellence
Monsieur Michel Joseph MARTELLY
Président de la République
Palais National

Excellence,

Une fois de plus, j’ai l’honneur de m’adresser à vous en tant que responsable de la bonne marche des institutions républicaines de ce pays, et du bon déroulement de son processus démocratique. J’espère donc que vous recevrez cette correspondance dans un esprit d’ouverture pouvant faciliter un dialogue pacificateur et stabilisateur qui nous permettra de réussir la traversée de la conjoncture actuelle.

Quelques antécédents
Permettez que je vous rappelle qu’en avril 1997, lors des élections devant justement permettre le renouvellement du tiers du Sénat, les résultats du 1er tour ont été contestés avec tant de virulence que les deux (2) Sénateurs élus n’ont jamais pu prêter serment. Quant au 2ème tour il n’eut jamais lieu. Résultats décriés, Conseil électoral provisoire décrié tout autant.

En mai 2000, le pouvoir en place avait tenté de rafler tous les sièges du Parlement avec des résultats affichant 81 Députés en sa faveur, sur les 83 siégeant, et 18 de ses candidats élus Sénateurs sur 18 sièges en ballotage. Une fois de plus ces résultats furent contestés et il s’en suivit trois années de troubles politiques ininterrompus, jusqu’au départ forcé du Président élu.

Aujourd’hui nous voici face au défi de la formation d’un Conseil électoral qui donne lieu à une intense controverse et crée des frictions entre les trois pouvoirs. Si nous ne faisons pas très attention, ce Conseil électoral risque de ne jamais voir le jour et le pays pourrait retomber dans une crise politique.

En effet, au sein du CSPJ règne un conflit d’importance et le comportement du Président de cette institution en qui la nation est censé placer son ultime confiance est peu rassurant; il semble même attiser davantage les dissenssions internes (et externes). Le CEPJ doit se ressaisir et recouvrer sa dignité et la confiance de la nation, même au prix de grands sacrifices.

Au Sénat, il est jusqu’à ce jour Impossible de réunir au complet les 20 membres y siégeant actuellement. Il est encore plus difficile d’obtenir la majorité des deux tiers qui permettrait que soient désignés les trois représentants de l’Assemblée nationale au Conseil électoral permanent. Rappelons-nous que, comme le Président du CSPJ, le Président du Sénat ne peut voter que pour départager un vote dans l’impasse. Or, douze Sénateurs et trente-six Députés se sont déjà déclarés ouvertement hostiles à la formation d’un Conseil électoral permanent et exigent que ce soit de préférence un Conseil provisoire de consensus qui organise les prochaines élections.

La voix (ou la voie) de la Sagesse

Personnellement j’étais en faveur, et je suis encore en faveur de la mise en place d’un Conseil électoral permanent. Étant donné qu’une majorité de mes collègues avait voté les amendements, considérant que la majorité des Parlementaires avait demandé la publication de la loi mère amendée, je m’étais plié à la volonté du vote majoritaire comme tout bon démocrate. Par respect pour ce vote et pour les prescrits de la constitution amendée, il n’y avait pour moi d’autre voie que d’aller jusqu’au bout des décisions prises et former un Conseil électoral permanent.

Cependant, tenant compte de la situation qui prévaut au sein du CSPJ et des réactions qu’elle ne cesse de susciter, considérant la crise qui se profile au Parlement si les diverses positions exprimées ne peuvent être conciliées, je ne peux que souhaiter un dialogue entre l’Exécutif, le Parlement, le CSPJ, les partis politiques et la société civile en vue de trouver un compromis.

Ceci éviterait des contestations inutiles, néfastes au bon fonctionnement du gouvernement et de l’Etat haïtien en général. De même, Il serait fort sage que vous reveniez sur l’arrêté nommant une Directrice générale au Conseil électoral, avant même que celui-ci soit constitué. Il reviendra aux Conseillers eux-mêmes de se choisir un Directeur général, tout comme cela se fait dans les autres institutions indépendantes que sont la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, l’Université d’Etat d’Haïti, l’Office du protecteur du citoyen.

Ce sont là la voix et la voie de la Sagesse …

Gouvernance

Une fois ce Conseil électoral formé, ses membres soumettront dans les plus brefs délais au Parlement, pour ratification, la loi électorale devant régir les joutes qui permettront le choix du tiers du Sénat, l’élection des Maires et des Casec. Dans l’intervalle il y aura beaucoup à faire.

Le Parlement devra voter : la loi sur les Collectivités territoriales – la loi Organique du CEP permanent – la loi contre la Corruption – la loi sur les Partis politiques - la loi contre l’Evasion fiscale – la loi contre le Vol de l’électricité. De son côté, l’Exécutif devrait aussi publier les lois votées par le Parlement mais non encore imprimées au Journal officiel tel la loi sur les Frais scolaires (pour bien montrer qu’il appuie l’éducation) – la loi sur l’Habeas corpus – la loi sur la Détention préventive – sur le Kidnapping, et toutes les autres lois votées au Parlement et non encore publiées au Moniteur.

Un tel tableau ne fera que renforcer le bilan du Président Martelly et de son gouvernement. Durant le processus électoral, vous aurez le choix de vous maintenir au dessus de la mêlée ou de travailler en vue de la victoire des candidats de votre parti aux élections. L’expérience de 1997 et celle de 2000 mentionnées plus haut indiquent clairement que l’Exécutif a tout intérêt à laisser parler librement les urnes et à se contenter du nombre de sièges qu’il aura démocratiquement obtenus.

Renforcement institutionnel

Après la publication des résultats des élections le cap devra immédiatement être mis sur la formation du Conseil électoral permanent, du Conseil constitutionnel, et la tenue des élections indirectes qui permettront au pays d’avoir les Assemblées municipales, départementales et le Conseil interdépartemental, dont les membres pourront finalement siéger au Conseil des Ministres en lieu et place des Parlementaires que nous y observons actuellement, ce qui constitue une grande anomalie.

Avant de terminer, je tiens à rappeler à votre Excellence et à l’opinion publique nationale que le document qui devrait s’intituler Constitution haïtienne de 1987 amendée n’existe nulle part. La reproduction des amendements pour erreur matérielle a bien eu lieu, mais il reste à publier la Constitution de 1987 avec tous les amendements incorporés! A ce sujet, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le retard mis dans la ‘’reproduction pour erreur matérielle’’ est à l’origine de cette grave crise actuellement en gestation. Elle aurait pu avoir eu lieu bien avant la fin du mandat des dix Sénateurs qui avaient si farouchement rallié la cause de l’Exécutif.

Ces conseils vous sont adressés, Excellence, dans un élan patriotique en vue de trouver dans votre conscience d’homme d’Etat, un écho favorable qui ne fera que garantir davantage la réussite de votre mandat, tout en assurant le bien-être de ce peuple qui attend beaucoup de vous, de nous.

Patriotiquement,

Steven Irvenson BENOIT
Sénateur de la République


samedi 4 août 2012

La rentrée scolaire reportée au 1er octobre



Haïti - Éducation : La rentrée scolaire reportée au 1er octobre




Haïti - Éducation : La rentrée scolaire reportée au 1er octobre








Vendredi, en marge d’une séance de travail avec la Commission Économie, Finances et Budget de la Chambre basse, le Premier Ministre, Laurent Lamothe, accompagné de Josépha Raymond Gauthier, la Ministre de la Planification et de la coopération externe et de Marie Carmelle Jean Marie, la Ministre de l'Économie et des Finances, a annoncé que la rentrée scolaire, initialement prévue pour le 3 septembre 2012, est reportée au 1er octobre, en raison des difficultés économiques auxquelles fait face la population. Afin d’aider les familles dans le besoin, le Gouvernement annonce 3 plans d’urgences d’un montant total de 600 millions de gourdes (1 dollars US = ± 42 gourdes).


Le Premier Ministre a déclaré « [...] pour la question de la rentrée scolaire, il y avait beaucoup de préoccupations sur la date du 3 septembre, qui est pratiquement dans un mois, donc vu la situation [économique des familles] nous avons eu une discussion avec le Ministre de l’Éducation Nationale et décidé que la rentrée se ferait le 1er octobre 2012, pour donner aux parents des enfants, du temps pour se préparer à cette rentrée [...] »

Pour aider les familles dans le besoin, le Gouvernement va donc investir, un montant de 600 millions de Gourdes « [...] Nous sommes très conscients des problèmes d'argent [...] donc nous lançons 3 plans d'urgences. 

Le premier, est un plan à travers le Service Métropolitain de Collecte des Résidus Solides (SMCRS) qui va créer environ 25,000 à 30,000 emplois [...] 10,000 emplois pour Port-au-Prince, et 20,000 pour le reste du pays. C'est un programme nationale d'assainissement qui va toucher pratiquement toutes les provinces. Le deuxième programme concerne le curage manuel des canaux à travers le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC) qui devrait créer entre 10,000 et 15,000 emplois [...] et nous avons le Ministère de l'Agriculture également, qui fait un plan d'urgence pour créer plusieurs milliers d'emplois... »

Josépha Raymond Gauthiera, a apporté quelques précisions sur ces 3 plans « [...] vous savez qu'il y a une situation de difficulté alimentaire, de sécheresse et nous savons qu'il y a beaucoup de préoccupation par rapport à la rentrée des classes, c'est pour cela, que le Premier Ministre s'est assit avec les différents Ministères et de notre coté nous avons fait notre travail, qui est de planifier. 

Nous avons chercher dans toutes nos filières, partout où nous avions de l'argent, pour mettre cet argent à la disposition de ces trois secteurs créateurs d'emplois. Nous avons mis 200 millions de gourdes à la disposition du MTPTC, qui va entreprendre des curages manuels [...] ils vont utiliser des gens, qui ont des problèmes et besoin de travailler et non des machines [...] au niveau du Ministère de l'Agriculture nous avons mis aussi 200 millions de gourdes pour faire des travaux de renforcement de berges, des travaux à haute intensité de main d’œuvre et donner du travail au plus grand nombre. Enfin, nous avons débloqué 200 millions de gourdes pour le SMCRS, pour des opérations de nettoyage dans Port-au-Prince, et dans toute la République d'Haïti. 

J'espère qu'avec ces 600 millions de gourdes, qui seront débloqués et disponibles dès lundi, les gens dans toutes les zones vont trouver vraiment du travail, afin que la population soit prête pour la rentrée des classes [...] »

Suite à ce changement de date, un nouveau calendrier scolaire a été élaboré par le Ministère de l’Éducation qui demande à tous les acteurs du secteurs éducatif, de prendre les dispositions nécessaires afin de respecter le nouveau calendrier du 1er octobre.

LE POUVOIR POLITIQUE SELON MAX WEBER

Le pouvoir politique selon Max Weber Le pouvoir politique, c'est la domination exercée par une personne ou un groupe de personnes dans une société, dans le but d'organiser celle-ci. La cohérence d'un projet politique est assurée par un pouvoir politique qui mène cette action. Ce contrôle peut être fait à l'encontre de la volonté populaire (dictature) ou au nom du peuple, c'est à dire par et pour le peuple (démocratie). A ce niveau, il est questions de systèmes et de régimes politiques, qui méritent deux fiches supplémentaires! Il faut commencer par définir ce pouvoir politique, puis voir quelles formes il peut prendre. On parlera alors ici de régimes et de systèmes (tout de même), mais aussi de domination, de portées anthropologiques, historiques, culturelles, philosophiques... Pour constater, en conclusion, les choses n'ont pas tant évolué ces derniers siècles... Avec, encore une fois, un rapport à l'actualité. Définition La plus utile, et la plus célèbre, c'est celle qu'a énoncée Max Weber dans Le Savant et le Politique (1919) : "Le pouvoir politique, c'est le monopole de la violence légitime". Retenir cela, c'est déjà posséder l'essentiel en la matière... Il s'agit désormais de comprendre ce que cela implique concrètement. La violence légitime, c'est la violence qui est reconnue par tous comme légitime, c'est à dire nécessaire au bon fonctionnement de la communauté. S'il n'y avait pas de violence dite "légitime", n'importe qui pourrait se faire justice soi-même et la loi du plus fort, ou encore du "chacun pour soi" règnerait. Par "violence", il ne s'agit pas que d'aggression physique, mais aussi et surtout de violence symbolique (exemple : un redressement fiscal ne se règle pas avec des coups de bâton...). Hobbes dit que "L'Homme est un loup pour l'Homme" : Le pouvoir politique permet de distribuer plus ou moins équitablement les droits et devoirs entre les citoyens. Et cela passe par l'acceptation collective d'une autorité qui exerce cette violence légitime, c'est à dire cette possibilité de fixer des limites à ceux qui dépassent les règles et empiètent sur la liberté d'autrui ("la liberté de chacun s'arrête là où commence celle d'autrui"...). Chez hobbes, la société organisée est une nécessité pour échapper à un état de nature qui n'engendre que la guerre. Chez Rousseau, ce "contrat social" est un compromis, une régulation entre l'aspect fondamentalement social de l'Homme et sa nature qui, ici, est pensée comme fondamentalement bonne. Donc, l'armée, la police, la justice, sont des instruments de cette "violence légitime", qui permet d'empêcher ou de punir les cas de violence individuelle (interdire de se faire justice soi-même, c'est lutter contre la Loi du plus fort). Mais ils doivent être utilisés dans un cadre juridique, sans quoi ils deviennent, également, illégitimes. Ainsi, ce pouvoir implique, naturellement, qu'un policier qui fait un usage abusif de son arme soit puni. Tout pouvoir qui ne possède pas de contre-pouvoirs est dit "absolu". La violence légitime est une notion positive, qui doit sans cesse (surtout en démocratie) se remettre en question. Bref, une fois que quelqu'un a le pouvoir de taper, on l'écoute... Donc, le pouvoir politique, qui exerce cette domination légitime, est à même de structurer la société, pour le meilleur comme pour le pire. Pour définir ce qu'est la violence illégitime (celle qui doit être combattue pour assurer le respect des droits et devoirs des citoyens), il est important que les bases du pouvoir reposent sur des Lois, sur une juridiction. Le pouvoir politique peut s'exercer de plusieurs manières... Il faut, dès ici, faire la différence entre trois concepts fondamentaux: les types de domination, les sytèmes politiques, et enfin les régimes politiques... ce sont trois facteurs qui peuvent être cumulés entre eux... Les 3 types de domination politique Encore un formidable éclairage que l'on doit à Max Weber... Trois types: - la domination traditionnelle : le chef est chef en raison de ses ascendances divines, de ses pouvoirs mystiques, de son lien avec l'au-delà... Ex : Selon les sociétés, - tribus d'Amazonie : le chaman est, souvent, le chef du village - Egypte Antique : le pharaon est aussi un demi-dieu... - Royaumes européens : le roi possède une légitimité divine, souvent renforcée par des pouvoirs spécifiques (comme ce fut le cas pour les Rois Thaumaturges) Bref, la domination traditionnelle, c'est la fusion originelle de l'occulte et du politique. Celui qui, dans le groupe, peut revendiquer un lien quelqconque avec l'au-delà, se trouve en mesure de revendiquer le pouvoir politique... traditionnel peut-être mais efficace. - la domination charismatique : c'est le "niveau 2" du pouvoir politique : en raison de son comportement héroïque, de son charisme, de l'admiration irrationnelle qu'un être suscite, celui-ci est considéré comme le chef naturel, spontanément plébiscité... Une survivance moderne de cette domination est le moteur du mythe de l'"homme providentiel" (ou de la femme, bien sûr), encore vivace sous notre Vème République. Exemples concrets : - Attila est le meilleur guerrier des Huns? C'est donc le chef des Huns... - Périclès est le meilleur gestionnaire, tacticien, guerrier, orateur et économiste de la Grèce Antique? Il impressionne même les plus fervents partisants de l'aristocratie? Aucun doute, c'est lui qu'il faut à Athènes... - Plus récent, en France... et beaucoup moins glorieux au regard de l'Histoire : Pétain est un héros de 1914? Alors on espère qu'il va nous sauver en 1940... Comme quoi... Et enfin, le type de domination le plus avancé, le plus moderne, le plus... souhaitable : - la domination légale-rationnelle : là, c'est simple, on prend plus compétent, celui qui est à même de gouverner le pays non pas parce qu'il impressionne, mais juste parce qu'il fait bien son travail... - Euh... Roosevelt aux Etats-Unis, Blair en Grande-Bretagne, Churchill, Giscard (qui n'avait pas un super charisme non plus...). Bref, c'est moderne, c'est administratif, ça fait moins rêver mais c'est plus efficace et souvent bien moins violent. Limites Il faut bien garder en tête que ce sont des exemples absolus, et qu'on peut tout à fait combiner les trois... Je cite un exemple ou deux, tout bêtement, pour confirmer que les dispositifs ici évoqués sont encore bien ancrés... - Nicolas Sarkozy dans la campagne présidentielle : Cela fait trois ans qu'on le présente un peu partout comme l'homme de la situation, comme celui que la France attend... Bref, on fait encore une fois appel au "mythe de l'Homme Providentiel". Depuis Napoléon Bonaparte, ce mécanisme caractérise la France ; plutôt que de croire en la force collective et rationnelle, on va chercher à trouver un sauveur (Napoléon, De Gaulle, Pétain, et sûrement, maintenant, Sarkozy, sauf si son bilan est catastrophique). de manière voulue ou non, Nicolas Sarkozy, aujourd'hui investi, porte ces éléments de domination charismatique, que la "monarchie présidentielle" de notre Vème République facilite par sa structure. Bien sûr, N. Sarkozy a été élu sur un programme... Pas la peine d'en rajouter, il y a aussi et surtout de la domination légale-rationelle dans notre système. Et pour ne pas faire de jaloux... - Ségolène Royal dans la campagne présidentielle : A l'heure du marketing politique et du contrôle des symboles, on peut se demander si l'utilisation de l'imagerie populaire religieuse ou, au moins, mythique, ne tient pas des traits d ela domination traditionnelle... Quand on s'habille en blanc sur proposition des conseillers en communication pour rappeler la Vierge Marie, symbole de la protection par excellence, quand on se présente et que l'on se fait présenter comme l'image la plus proche de "Marianne", ne peut-on pas considérer qu'il s'agit de ce ressort? Surtout que, comme Nicolas Sarkozy, elle aussi s'est dite "habitée" par sa mission. Se sentir "élu(e)" avant les échéances, faire référence au divin, comme pouvait le faire auparavant François Bayrou, tient peut-être encore de cette forme première de domination politique. Heureusement, le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal est un exemple clair de légal-rationnel. Or elle aussi succomba à la volonté d'incarner la "Femme Providentielle". cette persistance du charismatique est, sous cette forme, une particularité qui, parmi les pays occidentaux, semble toute française. On pourrait passer en revue les autres candidats de 2007, mais je pense que les exemples sont clairs et que chacun pourra trouver quelle est, par exemple, la part d'"Homme Providentiel" exploitée chez José Bové, Jean-Marie Le Pen, François Bayrou ou encore Nicolas Hulot s'il s'était présenté... Voici donc une présentation non exhaustive du pouvoir politique et de sa définition par Max Weber, qui fait loi en la matière. Un petit résumé : Définition principale : Le pouvoir politique, c'est le monopole de la violence légitime (Max Weber). Car c'est seulement si le pouvoir d'état est respecté que la société peut s'organiser autour d'un point unanimement reconnu, et donc avancer, se structurer. Ce même Max Weber énonce trois types de dominations : - Traditionnelle - Charismatique - Légale-rationnelle ---> Ces trois types peuvent se combiner, même s'ils sont ordonnés du plus archaïque au plus moderne et souhaitable. Or l'Homme n'est pas encore prêt à se contenter de domination légale-rationnelle... qui nécessiterait d'abandonner la passion et l'irrationnel en politique...